Déjeuner Conférence SEII · 22 octobre 2021 à 12h00
Alain Préat, Professeur honoraire de géologie à l’ULB
Déjeuner Conférence organisé par la Société Européenne des Ingénieurs et des Industriels (SEII).
« Le climat aux échelles géologiques et historiques : quels enseignements pour aujourd'hui ? »
La climatologie est une science jeune faisant appel à de nombreuses disciplines fondamentales, enseignées principalement à l’Université dans les Facultés de Sciences et de Sciences Appliquées. Autant dire que face à cette multitude de disciplines, la climatologie n’est pas comprise comme on veut nous le faire croire. De plus, force est de constater qu’aujourd’hui elle est sortie de son domaine scientifique et est relayée dans les sphères médiatico-politiques, où elle cesse d’être crédible. Pour une très grande majorité de scientifiques et non scientifiques, à la suite du GIEC notamment, la climatologie se résume au seul ‘bouton CO2’ à même d’expliquer tous les événements actuels et principalement celui du réchauffement récent.
L’analyse de séries géologiques et historiques montrent pourtant qu’il n’en est rien et incite à une plus grande prudence dans les interprétations actuelles. La géologie montre par exemple que des variations de plus de 10°C sur quelques dizaines d’années étaient la règle dans un passé relativement récent et que la teneur atmosphérique actuelle en CO2 ( 400 ppm) est particulièrement basse par rapport à un passé relativement reculé (5.000 à 7.000 pp). Elle montre aussi que le climat a toujours varié dans des fourchettes de quelques degrés suivant des périodes de durées variables, sans que cela n’affecte aucunement les processus naturels qui perdurent depuis plusieurs milliards d’années, et que des paramètres externes (forçage orbital, …) ou internes (circulations océaniques, …) naturels sont à même d’expliquer les changements climatiques.
Les mécanismes exacts pilotant les changements climatiques ne sont pas encore totalement compris, mais aujourd’hui la charrue a été mise avant les bœufs avec l’explication ultra-simpliste et ultra-médiatique du ‘bouton CO2’. Tous les modèles actuels qui en résultent sont en désaccord continuel avec les données ou observations et incapables de reconstituer le passé proche. On nous a mis sur une fausse piste : il faut en revenir à la science et uniquement à elle. Celle-ci a encore beaucoup à dire, mais elle demande de la patience, face à un sujet aussi complexe, bien plus complexe que la théorie de la tectonique des plaques qui a mis plus de 50 années pour être comprise et validée. Soyons donc patients … et comme dit ci-dessus, ne mettons pas la charrue avant les bœufs au risque de nous fourvoyer complètement.
Alain Préat, licencié (ULB, 1974) et docteur (ULB, 1985) en géologie, a mené une longue carrière académique en interaction étroite avec le monde des énergies extractives, abordées sous un angle scientifique avec divers partenaires privés. Il a parcouru et vécu dans de nombreux pays, sur tous les continents, depuis la Papouasie jusqu’en Irak, en passant l’essentiel de son activité dans son continent de prédilection, l’Afrique, où il est né, dans la brousse en RDC.
Ses activités scientifiques se sont aussi déroulées dans le cadre de divers projets tels que Erasmus, FNRS, l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, … et d’accords bilatéraux avec différentes universités.
Alain Préat est avant tout un géologue de terrain, spécialiste des séries carbonatées étudiées sous l’angle sédimentologique et géochimique. Outre son activité en géologie, il s’est engagé dans l’étude des extinctions de masse des organismes, en collaboration avec des microbiologistes.
Il a publié plus de 200 articles, présenté près de 250 communications, dirigé de nombreuses excursions officielles, supervisé 15 thèses de doctorat et plus de 50 thèses de 3ème cycle en Belgique et ailleurs. Notons aussi une activité soutenue de vulgarisation, notamment via le site Science, Climat et Energie. Jusqu’à sa retraite en 2016, il était titulaire de six cours à l’ULB, d’un stage de terrain et de nombreuses excursions. Il a également enseigné dans d’autres universités. En 2017, il fut le lauréat de la médaille Van den Broeck décernée par Geologica Belgica pour son apport à l’avancement des connaissances de la géologie belge.
Organisé par la S.E.I.I.
Inscription pour le 20 octobre au plus tard : via le site S.E.I.I. www.seii.org ou par email : info@seii.org, en mentionnant vos coordonnées complètes et que vous êtes membre du Château Sainte-Anne.
Participation : membres 50 € ; non membres 65 €, à verser au compte ING BE63 3101 3976 9208 (BIC : BBRUBEBB) de la SEII en précisant le nom et la référence de l'activité.
!!! ATTENTION !!! La réservation au déjeuner conférence n’est assurée que si le montant dû est crédité sur le compte de la SEII au plus tard 2 jours avant l’événement. En effet, la SEII ne peut réserver le nombre de repas qu’en fonction de l’argent reçu.
Pour une désinscription au moins 48 heures avant la conférence, aucun frais ne vous sera réclamé.
« Le climat aux échelles géologiques et historiques : quels enseignements pour aujourd'hui ? »
La climatologie est une science jeune faisant appel à de nombreuses disciplines fondamentales, enseignées principalement à l’Université dans les Facultés de Sciences et de Sciences Appliquées. Autant dire que face à cette multitude de disciplines, la climatologie n’est pas comprise comme on veut nous le faire croire. De plus, force est de constater qu’aujourd’hui elle est sortie de son domaine scientifique et est relayée dans les sphères médiatico-politiques, où elle cesse d’être crédible. Pour une très grande majorité de scientifiques et non scientifiques, à la suite du GIEC notamment, la climatologie se résume au seul ‘bouton CO2’ à même d’expliquer tous les événements actuels et principalement celui du réchauffement récent.
L’analyse de séries géologiques et historiques montrent pourtant qu’il n’en est rien et incite à une plus grande prudence dans les interprétations actuelles. La géologie montre par exemple que des variations de plus de 10°C sur quelques dizaines d’années étaient la règle dans un passé relativement récent et que la teneur atmosphérique actuelle en CO2 ( 400 ppm) est particulièrement basse par rapport à un passé relativement reculé (5.000 à 7.000 pp). Elle montre aussi que le climat a toujours varié dans des fourchettes de quelques degrés suivant des périodes de durées variables, sans que cela n’affecte aucunement les processus naturels qui perdurent depuis plusieurs milliards d’années, et que des paramètres externes (forçage orbital, …) ou internes (circulations océaniques, …) naturels sont à même d’expliquer les changements climatiques.
Les mécanismes exacts pilotant les changements climatiques ne sont pas encore totalement compris, mais aujourd’hui la charrue a été mise avant les bœufs avec l’explication ultra-simpliste et ultra-médiatique du ‘bouton CO2’. Tous les modèles actuels qui en résultent sont en désaccord continuel avec les données ou observations et incapables de reconstituer le passé proche. On nous a mis sur une fausse piste : il faut en revenir à la science et uniquement à elle. Celle-ci a encore beaucoup à dire, mais elle demande de la patience, face à un sujet aussi complexe, bien plus complexe que la théorie de la tectonique des plaques qui a mis plus de 50 années pour être comprise et validée. Soyons donc patients … et comme dit ci-dessus, ne mettons pas la charrue avant les bœufs au risque de nous fourvoyer complètement.
Alain Préat, licencié (ULB, 1974) et docteur (ULB, 1985) en géologie, a mené une longue carrière académique en interaction étroite avec le monde des énergies extractives, abordées sous un angle scientifique avec divers partenaires privés. Il a parcouru et vécu dans de nombreux pays, sur tous les continents, depuis la Papouasie jusqu’en Irak, en passant l’essentiel de son activité dans son continent de prédilection, l’Afrique, où il est né, dans la brousse en RDC.
Ses activités scientifiques se sont aussi déroulées dans le cadre de divers projets tels que Erasmus, FNRS, l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, … et d’accords bilatéraux avec différentes universités.
Alain Préat est avant tout un géologue de terrain, spécialiste des séries carbonatées étudiées sous l’angle sédimentologique et géochimique. Outre son activité en géologie, il s’est engagé dans l’étude des extinctions de masse des organismes, en collaboration avec des microbiologistes.
Il a publié plus de 200 articles, présenté près de 250 communications, dirigé de nombreuses excursions officielles, supervisé 15 thèses de doctorat et plus de 50 thèses de 3ème cycle en Belgique et ailleurs. Notons aussi une activité soutenue de vulgarisation, notamment via le site Science, Climat et Energie. Jusqu’à sa retraite en 2016, il était titulaire de six cours à l’ULB, d’un stage de terrain et de nombreuses excursions. Il a également enseigné dans d’autres universités. En 2017, il fut le lauréat de la médaille Van den Broeck décernée par Geologica Belgica pour son apport à l’avancement des connaissances de la géologie belge.
Organisé par la S.E.I.I.
Inscription pour le 20 octobre au plus tard : via le site S.E.I.I. www.seii.org ou par email : info@seii.org, en mentionnant vos coordonnées complètes et que vous êtes membre du Château Sainte-Anne.
Participation : membres 50 € ; non membres 65 €, à verser au compte ING BE63 3101 3976 9208 (BIC : BBRUBEBB) de la SEII en précisant le nom et la référence de l'activité.
!!! ATTENTION !!! La réservation au déjeuner conférence n’est assurée que si le montant dû est crédité sur le compte de la SEII au plus tard 2 jours avant l’événement. En effet, la SEII ne peut réserver le nombre de repas qu’en fonction de l’argent reçu.
Pour une désinscription au moins 48 heures avant la conférence, aucun frais ne vous sera réclamé.