Conference Lunch SEII · 29 April 2022 at 12h00
Philippe Charlez, Ingénieur des Mines et Docteur en Physique
Déjeuner Conférence organisé par la Société Européenne des Ingénieurs et des Industriels (SEII).
« Écologisme et communisme : un même destin d’effondrement socio-économique ? »
Les enseignements de la thermodynamique sociale à ce sujet.
Comme tout système naturel, des galaxies au cerveau humain en passant par les planètes et les êtres vivants, la société de croissance est une structure dissipative au sens de la thermodynamique : système qui échange de l’énergie, de la matière et/ou de l’information avec son environnement et se trouve donc constamment « hors équilibre ». Ordonnée et ouverte, elle se nourrit d’inégalités.
Elle produit richesse et information en minimisant son entropie (faible entropie = ordre ; grande entropie = désordre) aux dépens du milieu extérieur (= environnement) en y puisant des ressources de faible entropie (telles que les énergies fossiles) et en y rejetant des déchets hautement entropiques (pollution, CO2 …). Sans apport continu de ressources (énergi ), le système se ferme et retourne à l’équilibre vers un état égalitaire et désordonné, détruisant à la fois richesse et information.
Les lois de la thermodynamique sociale nous enseignent donc que la création de richesse/information est indissociable d’un système ouvert ordonné et inégalitaire, tandis que l’égalitarisme et le laisser faire ne peuvent converger à terme que vers la pauvreté absolue.
Dans son œuvre magistrale en 12 volumes, l’historien britannique Arnold Toynbee (1889-1975) a étudié les causes de l’essor et du déclin des civilisations. Sur les 23 civilisations qu’il a étudiées, 22 ont disparu : la seule qui n’a pas – encore – disparu est notre civilisation européenne occidentale.
Il attribue ce déclin et cette disparition à un phénomène d’anomie (perte de valeurs morales et non-reconnaissance de certaines règles).
Notre civilisation européenne est manifestement en déclin : manque de cohésion, absence de leadership, influence des idéologies, décisions plus politiciennes que politiques, désindustrialisation et dépendance envers d’autres pays, politique énergétique désastreuse, etc.
L’exposé de Philippe Charlez apportera-t-il de l’eau au moulin à cette vision d’une civilisation en déclin ? La transposition de la 2ème loi de la thermodynamique à l’évolution de la société conduit-elle à une évolution implacable, ou laisse-t-elle de la place à un redressement ? Telles sont les questions auxquelles nous attendons des réponses.
Philippe Charlez est ingénieur des Mines et Docteur en Physique. Expert énergéticien internationalement reconnu, il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur la transition énergétique dont « Croissance, énergie, climat. Dépasser la quadrature du cercle », paru en 2017 aux Editions De Boek Supérieur. Son dernier ouvrage, « L’utopie de la croissance verte », développe la théorie originale de la thermodynamique sociale.
Il intervient régulièrement dans les médias français, belges et suisses sur les thèmes liés à la transition énergétique. Il est chroniqueur pour Valeurs Actuelles, Contrepoints, Atlantico, Boulevard Voltaire et Opinion Internationale.
Il enseigne à Science-Po, Dauphine, Mines ParisTech, l’ISSEP et le Centre International de Formation Européenne. Il est aussi l’expert en questions énergétiques de l’Institut Sapiens.
Organisé par la S.E.I.I.
Inscription pour le 27 avril au plus tard : via le site S.E.I.I. www.seii.org ou par email : info@seii.org, en mentionnant vos coordonnées complètes et que vous êtes membre du Château Sainte-Anne.
Participation : membres 50 € ; non membres 65 €, à verser au compte ING BE63 3101 3976 9208 (BIC : BBRUBEBB) de la SEII en précisant le nom et la référence de l'activité.
!!! ATTENTION !!! L’inscription au déjeuner conférence n’est assurée que si le montant dû est crédité sur le compte de la SEII au plus tard 2 jours avant l’événement. En effet, la SEII ne peut réserver le nombre de repas qu’en fonction de l’argent reçu.
Pour une désinscription au moins 48 heures avant la conférence, aucun frais ne vous sera réclamé.
Accueil et apéritif dès 12h ; déjeuner à 12h30.
« Écologisme et communisme : un même destin d’effondrement socio-économique ? »
Les enseignements de la thermodynamique sociale à ce sujet.
Comme tout système naturel, des galaxies au cerveau humain en passant par les planètes et les êtres vivants, la société de croissance est une structure dissipative au sens de la thermodynamique : système qui échange de l’énergie, de la matière et/ou de l’information avec son environnement et se trouve donc constamment « hors équilibre ». Ordonnée et ouverte, elle se nourrit d’inégalités.
Elle produit richesse et information en minimisant son entropie (faible entropie = ordre ; grande entropie = désordre) aux dépens du milieu extérieur (= environnement) en y puisant des ressources de faible entropie (telles que les énergies fossiles) et en y rejetant des déchets hautement entropiques (pollution, CO2 …). Sans apport continu de ressources (énergi ), le système se ferme et retourne à l’équilibre vers un état égalitaire et désordonné, détruisant à la fois richesse et information.
Les lois de la thermodynamique sociale nous enseignent donc que la création de richesse/information est indissociable d’un système ouvert ordonné et inégalitaire, tandis que l’égalitarisme et le laisser faire ne peuvent converger à terme que vers la pauvreté absolue.
Dans son œuvre magistrale en 12 volumes, l’historien britannique Arnold Toynbee (1889-1975) a étudié les causes de l’essor et du déclin des civilisations. Sur les 23 civilisations qu’il a étudiées, 22 ont disparu : la seule qui n’a pas – encore – disparu est notre civilisation européenne occidentale.
Il attribue ce déclin et cette disparition à un phénomène d’anomie (perte de valeurs morales et non-reconnaissance de certaines règles).
Notre civilisation européenne est manifestement en déclin : manque de cohésion, absence de leadership, influence des idéologies, décisions plus politiciennes que politiques, désindustrialisation et dépendance envers d’autres pays, politique énergétique désastreuse, etc.
L’exposé de Philippe Charlez apportera-t-il de l’eau au moulin à cette vision d’une civilisation en déclin ? La transposition de la 2ème loi de la thermodynamique à l’évolution de la société conduit-elle à une évolution implacable, ou laisse-t-elle de la place à un redressement ? Telles sont les questions auxquelles nous attendons des réponses.
Philippe Charlez est ingénieur des Mines et Docteur en Physique. Expert énergéticien internationalement reconnu, il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur la transition énergétique dont « Croissance, énergie, climat. Dépasser la quadrature du cercle », paru en 2017 aux Editions De Boek Supérieur. Son dernier ouvrage, « L’utopie de la croissance verte », développe la théorie originale de la thermodynamique sociale.
Il intervient régulièrement dans les médias français, belges et suisses sur les thèmes liés à la transition énergétique. Il est chroniqueur pour Valeurs Actuelles, Contrepoints, Atlantico, Boulevard Voltaire et Opinion Internationale.
Il enseigne à Science-Po, Dauphine, Mines ParisTech, l’ISSEP et le Centre International de Formation Européenne. Il est aussi l’expert en questions énergétiques de l’Institut Sapiens.
Organisé par la S.E.I.I.
Inscription pour le 27 avril au plus tard : via le site S.E.I.I. www.seii.org ou par email : info@seii.org, en mentionnant vos coordonnées complètes et que vous êtes membre du Château Sainte-Anne.
Participation : membres 50 € ; non membres 65 €, à verser au compte ING BE63 3101 3976 9208 (BIC : BBRUBEBB) de la SEII en précisant le nom et la référence de l'activité.
!!! ATTENTION !!! L’inscription au déjeuner conférence n’est assurée que si le montant dû est crédité sur le compte de la SEII au plus tard 2 jours avant l’événement. En effet, la SEII ne peut réserver le nombre de repas qu’en fonction de l’argent reçu.
Pour une désinscription au moins 48 heures avant la conférence, aucun frais ne vous sera réclamé.
Accueil et apéritif dès 12h ; déjeuner à 12h30.