Lunch conferentie · 16 maart 2018 om 12h15
Alban de Villepin : « Menaces sur la biodiversité, péril pour l'humanité »
Depuis 500 millions d'années, la Terre a déjà subi 5 grandes extinctions, toutes causées par des facteurs naturels : chutes de météorites, volcans, séismes... Les scientifiques disent que nous, les humains, nous provoquons la 6ème grande extinction des espèces. Nous sommes l'espèce la plus prédatrice.
Nous habitons un vaisseau spatial, une planète, la Terre (qui devrait plutôt s'appeler Mer ou Océan), née il y a 4 milliards d'années. Nous dépendons totalement des autres habitants végétaux et animaux de notre planète (nourriture, énergie, médicaments, habillement...). Et que faisons-nous ?... Notre mode de vie nous conduit à les détruire, les brûler, les polluer, les exploiter au maximum.
Deux exemples - parmi beaucoup d'autres - d'espèces disparues à cause de l'homme : le grand pingouin et la tourte voyageuse. A quand le dernier éléphant, le dernier primate, le dernier amphibien, la dernière morue, la dernière parcelle de forêt tropicale ?
Serons-nous un jour remplacés par des rats (déjà deux fois plus nombreux que nous dans des grandes villes comme Paris ou Bruxelles) ? des fourmis ? des robots ou des algues ?
Les institutions locales, nationales, européennes et internationales alertent, agissent, règlementent... Mais ces mesures peuvent-elles être efficaces face au rouleau compresseur de notre mode de vie que nous appelons le "progrès" ?
Parmi les voies nouvelles qui pourraient permettre de ralentir la destruction des espèces : reconnaitre la valeur économique des biens naturels (par ex. la pollinisation par les abeilles) et s'inspirer des croyances indigènes, en reconnaissant des droits à la Nature, en donnant une personnalité juridique aux fleuves (ex. en Nouvelle Zélande) ou à d'autres écosystèmes naturels.
La formation et l’éducation sont importantes aussi. Il faudrait dès l'école alerter, expliquer, faire respecter la biodiversité, notre assurance vie.
Si nous ne réagissons pas plus efficacement, l'humanité disparaîtra.
BIO EXPRESS Alban de Villepin :
• Etudes supérieures de Droit Public, Institut de Sciences Politiques-section économie et finance, Centre Universitaire d'Etudes des Communautés européennes
• 1974 : lauréat du concours d'entrée dans les Institutions européennes
• 1976-2013 : administrateur puis administrateur principal à la Commission européenne
• 1990-1997 : chef du secteur Environnement et Forêts tropicales
• 1998-2000 : coordinateur Environnement en Méditerranée
• 2001-2013 : gestionnaire du programme environnement LIFE de l'UE
Nous habitons un vaisseau spatial, une planète, la Terre (qui devrait plutôt s'appeler Mer ou Océan), née il y a 4 milliards d'années. Nous dépendons totalement des autres habitants végétaux et animaux de notre planète (nourriture, énergie, médicaments, habillement...). Et que faisons-nous ?... Notre mode de vie nous conduit à les détruire, les brûler, les polluer, les exploiter au maximum.
Deux exemples - parmi beaucoup d'autres - d'espèces disparues à cause de l'homme : le grand pingouin et la tourte voyageuse. A quand le dernier éléphant, le dernier primate, le dernier amphibien, la dernière morue, la dernière parcelle de forêt tropicale ?
Serons-nous un jour remplacés par des rats (déjà deux fois plus nombreux que nous dans des grandes villes comme Paris ou Bruxelles) ? des fourmis ? des robots ou des algues ?
Les institutions locales, nationales, européennes et internationales alertent, agissent, règlementent... Mais ces mesures peuvent-elles être efficaces face au rouleau compresseur de notre mode de vie que nous appelons le "progrès" ?
Parmi les voies nouvelles qui pourraient permettre de ralentir la destruction des espèces : reconnaitre la valeur économique des biens naturels (par ex. la pollinisation par les abeilles) et s'inspirer des croyances indigènes, en reconnaissant des droits à la Nature, en donnant une personnalité juridique aux fleuves (ex. en Nouvelle Zélande) ou à d'autres écosystèmes naturels.
La formation et l’éducation sont importantes aussi. Il faudrait dès l'école alerter, expliquer, faire respecter la biodiversité, notre assurance vie.
Si nous ne réagissons pas plus efficacement, l'humanité disparaîtra.
BIO EXPRESS Alban de Villepin :
• Etudes supérieures de Droit Public, Institut de Sciences Politiques-section économie et finance, Centre Universitaire d'Etudes des Communautés européennes
• 1974 : lauréat du concours d'entrée dans les Institutions européennes
• 1976-2013 : administrateur puis administrateur principal à la Commission européenne
• 1990-1997 : chef du secteur Environnement et Forêts tropicales
• 1998-2000 : coordinateur Environnement en Méditerranée
• 2001-2013 : gestionnaire du programme environnement LIFE de l'UE
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